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En plus de sa location de bateaux, La Chaloupe vous propose de découvrir des cartes postales anciennes, illustrations de la vie à Gérardmer et dans les Hautes-Vosges dans l'ancien temps.


Quelques reproductions sont disponibles dans notre galerie ci-dessous :

Le lac autrefois...

 



En 1882, Xavier Thiriat écrivait : "Au premier rang des beautés naturelles et des embellissements édifiés en ce siècle à Gérardmer, il faut mettre le lac et les villas charmantes qui se reflètent dans ses eaux. De quelque côté qu'arrive le voyageur, il aperçoit cette pièce d'eau, la plus considérable des Vosges, qui fixe tout d'abord son attention et provoque son admiration. Ce lac a 116 hectares de superficie, 2200 mètres de longueur sur une largeur variant de 500 à 800 mètres, son altitude est à 666 mètres."

 

Néanmoins, depuis bien longtemps, la beauté du pays, les nombreuses curiosités naturelles qui en sont l’ornement, attirent des visiteurs. Léopold Bexon dit à ce sujet dans son remarquable mémoire : « Les habitants sont honnêtes envers les étrangers ; il est peu de jours de l’été qu’il n’en vienne visiter cette contrée singulière, et tous ces étrangers admirent la bonté de la truite, du brochet et de la perche de ses lacs et des ruisseaux qui en coulent, ainsi que de la cuisson ; ils admirent aussi l’arrangement des maisons, la propreté de la tenue du lait, de la façon et de la conduite des fromages. »

Il y avait donc déjà des touristes en 1778, et d’habiles cordons-bleus sachant faire estimer le poisson de Gérardmer....

Gérardmer autrefois...
 

Faut-il dire Gérardmé ou Gérardmère ?

Les habitants du pays prononcent Gérardmé, mais ils disent Retournemère, Longemère. Cette anomalie étonne les étrangers qui prononcent tous Gérardmère.

Il nous semble que la question est toute tranchée ; ce sont les habitants du pays qui baptisent eux-mêmes leur localité ; s’ils l’appellent Gérardmé, il faut dire comme eux. Il y a peut-être à cela une raison d’étymologie. Autrefois on désignait Gérardmer par les noms de Géramer, Gyraulmeix, Giralmeix, Giraulmer, Giralmer, Giraumeix, Gérameix, Géraumeix, Giraulmeix, Girardmer, Giramer ; en patois du pays Giraudmouè, de Giraud, patois de Gérard et mouè, patois de lac. Comme la prononciation patoise a longtemps prévalu, la terminaison en eix aura prévalu d’où Gérardmeix, Gérardmé.

 

Les premiers habitants de Gérardmer n’avaient pour demeure que des hangars couverts en planches qui servaient de remises pour le bétail et les fourrages ; ces remises ou granges étaient élevées partout où il y avait un paquis à proximité. Peu à peu le montagnard embellit sa grange, la rendit plus hospitalière, mieux abritée contre les intempéries, il en fit une ferme. Ces progrès furent lents ; car dans la première moitié du xviie siècle, sur 176 habitations qui existaient à Gérardmer, en dehors des chaumes, on comptait encore 164 granges et seulement 12 maisons.

 

Chanony (1802-1869) est considéré, à juste titre, comme le premier touriste qui se fixa à Gérardmer. C'était en 1853...

Fixé à Gérardmer, Chanony allait agrandir sa propriété et doubler son cheptel pour produire un fromage ""gérômé" remarquable.

Il est surtout considéré en 1861 comme le promoteur du projet de la "percée des Vosges" en souhaitant que la commune soit reliée au réseau de chemins de fer dont l'essor bouleversait alors la vie française.

Dans le Gérardmer d'autrefois, le Gérardmer des marcaires, des bûcherons, des tisserands et des boisseliers ; pays au sol ingrat qui ne connaissait pas encore l'industrie touristique ; très dure était la vie.

D’après la légende, Gérardmer aurait été habité au temps de Charlemagne ; le grand empereur serait venu chasser l’ours, le loup, l’aurochs, dans la forêt des Vosges...

Cartes Postales Anciennes

"La Chaloupe"

L'auto-traineau

en hiver dans Gérardmer...